
© Kamel Amarni
Mario Brenta est à Montpellier pour la quatrième fois. Il y concourt, cette fois, avec un film documentaire « Calle de la pietà » réalisé avec Karine De Villers. Difficile de trouver meilleur témoin que cet ancien réalisateur et, par ailleurs professeur de cinéma, pour parler du septième art en Italie. D’hier et d’aujourd’hui. « On a souvent tendance à dire, s’agissant du cinéma italien et même du cinéma tout court que, de nos jours, le niveau n’y est pas. Que le niveau était meilleur autrefois, qu’il n’y a plus de grands maitres …etc. Moi je dis que ce n’est pas vrai, tout simplement. » L’homme a eu à côtoyer plusieurs générations. Il peut donc aisément tenter la comparaison « Vous savez, le cinéma c’est comme le vin. Il y’ a de bons vins et de moins bons. De bonnes années comme de mauvaises. C’est le cas pour le cinéma ».
Moins de films
Il s’explique : « Certes, de nos jours, on faits moins de films qu’avant, comparativement aux années quatre-vingt et même soixante-dix. En Italie par exemple, on produisait près de 300 films par an. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, en revanche, il existe d’ajutres formes de production, pour la télévision ou le web. Les supports de diffusion se sont multipliés. Ce qui permet une variété de production alors que le cinéma devenu industrie traverse une crise en ce moment ».
» Moins de grands maitres, plus de films de qualité »
Pour Mario Brenta, l’impression que le cinéma d’avant est meilleur est due au fait que « dans les années passées, on ne voyait que le sommet de la pyramide. Les œuvres de Felini, Antonioni et de Visconti sont très visibles. mais il n’y avait que cela. Car, à la base, la qualité était très mauvaise. Donc, si l’on compare les deux époques, je dirai que si de nos jours on n’a plus, il est vrai, de grands noms, Il existe par contre une grande quantité de bons réalisateurs. L’écart entre la base est le sommet n’est plus aussi important qu’avant. En Italie, par exemple, nous avons beaucoup de jeunes qui réalisent de très bonnes choses et c’est tant mieux pour tout le monde .» Belle reconnaissance pour la nouvelle génération de réalisateurs italiens que concède, là, un ainé.